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Tsunami au Sri Lanka
Le 26 décembre 2004, la nature venait nous rappeler la violence de ces caprices et la contingence de ces cibles;
un tsunami prenant source au large de la province indonésienne de Sumatra déferlait sur l'ensemble
de l'océan Indien, touchant à la fois l'Inde, le Sri Lanka, l'Indonésie, et la Thaïlande.
Non seulement cette catastrophe naturelle touchait-elle les plus pauvres des villages de pêcheurs de cette
région du monde, en détruisant également sur son passage les infrastructures touristiques permettant à ces
pays en voie de développement de récolter des devises
étrangères, mais elle allait également exacerber des tensions politiques, notamment les revendications
séparatistes dans la province d'Aceh en Indonésie et de la région Tamoul, au nord-est du Sri
Lanka.
Photographe membre de l'agence VII, Joachim Ladefoged s'est rendu dans
la région Tamoul du Sri Lanka, région la plus sévèrement touchée avec plus de 30
000 morts, pour le magazine Time Asia, dans le semaine qui a suivi le drame. Rapidement, il apparaît au photographe
que forces gouvernementales et Tigres Tamouls du LTTE (Liberation Tigers of Tamil Eelam) se disputent la primauté de
la mise en place de l'aide humanitaire, occasion rêvée de se promouvoir auprès des populations.
Toutefois, la détresse et le dénuement, l'importance des destructions et des pertes en vie, demeurent
l'essentiel d'une réalité,
à laquelle le photographe se confronte avec une grande pudeur.
Joachim Ladefoged pratique une photographie dont l'humanité
et la proximité à l'Autre, lui permettent de restituer l'essence de ce qui se joue à
l'intérieur du cadre. Qu'il s'agisse de son travail sur les Albanais réalisé entre 1997 et
2000, au plus fort de la crise des Balkans, ou bien de ses portraits de body-builders, son approche témoigne
de sa capacité à
s'effacer devant ses sujets en évitant tout rapport frontal, afin de privilégier les éléments
narratifs à même nourrir la réalité des personnages de son récit photographique.
En ce sens, il participe d'une tradition du reportage photographique pour laquelle il importe de soumettre les faits
au regard du photographe afin que jamais l'image ne soit gratuite.

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© Joachim Ladefoged / viiphoto.com »
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Mullaittivu, Sri Lanka - Vinodh Nidarshan 13-years-old
(second from left), lost both his parents in the Tsunami, he is standing with his uncle and cousins in what's
left of his old home.
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© Joachim Ladefoged / viiphoto.com »
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Mullaittivu, Sri Lanka - The fishing village Mullaittivu,
in the region controlled by the separatist Tamil Tigers, was one of the most devastated areas of Sri Lanka.
More than 2000 people are believed to have died in this town alone. The entire village is flattened and looks
like it was ravaged by years of war. 300 meters in from the beach, few houses remain. The village all but a
ghost town, few people are to be seen anywhere. But slowly, as the days go by, more and more are coming back
to see if they can save some materials from their homes. After two decades of ethnic fighting between the Sinhalese
majority and the separatist Tamils, soldiers on both sides united in helping the island's Tsunami refugees.
But throughout the aid missions, a sense of tension hung in the air between the two groups.
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© Joachim Ladefoged / viiphoto.com »
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Mullaittivu, Sri Lanka - Young men from Mullaittivu
are searching for dead people and cleaning up the road side in to the fishing village of Mullaittivu.
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